HiStOiReS du BeNgALe et du SiKKiM
Qui suis-je ?

VOYAGES REELS et IMAGINAIRES au BENGALE et au SIKKIM en 2011.

Derniers articles
Menu
La carte des lieux visités


Rubriques
Mes amis
Liens

Newsletter

Saisissez votre adresse email

Page 1 sur 1
Page précédente | Page suivante

LETTRE de GANGTOK (11.06.2001).
Publié dans F2. LETTRE de GANGTOK

 

LETTRE de GANGTOK

 (11 juin 2011)


 

1

 

M.G. MARG 

 


Un petit déluge me contraint à trouver refuge dans une cyberboutique.
Vous en profitez...
Gangtok est une drôle de ville.
 Son côté commercial occidentalisé me déçoit immédiatement.

 
Je parle de la grande rue piétonne, proprète à l'allemande,  véritable enclave germanique en ces montagnes.

Elle brasse la jouissance de centaines de touristes indiens léchant leur ice-cream du matin au soir.

Sur M.G. Marg, fast-food, boutiques de fringues, hôtel-restaurants, cafés, salons de thé et pâtisseries se chevauchent.
Le nombre d'échoppes débitant de l'alcool, avec leurs files de bouteilles aux étiquettes armoriées, est impressionnant.

 

Les gens raffolent de cette rue.

Pas de voitures puantes et klaxonnantes, qui vous stressent dans votre promenade. Quel progrès !

On se fixe un rendez-vous à tel endroit, on attend sur un banc.

Je m'assieds aussi pour écrire. La musique sonorisée omniprésente me pompe l'air... Arroser les rues de musique pour pousser à la consommation est diabolique.

Et je dois trouver un endroit plus calme...

 

Sur M.G. Marg, on se déplace avec des amis, en famille, les écoliers s'accompagnent. 

De nombreux zombies marchent au radar en parlant dans leur téléphone, ou pianotent sur son clavier.

Mais l'activité la plus prisée, quelle que soit l'heure, c'est de lécher des ice-cream !
 

2


AUTOUR DE GANGTOK

  

La grande route traverse Gangtok du nord au sud. Elle draine la plupart du trafic, du bruit et de la pollution. Le mieux est d'y échapper.

En déambulant, j'apprends à apprécier la région.
Le cadre est magnifique, sur un versant à 2200 m d'altitude.
Dès que cela grimpe, je cherche les crêtes, pour la vue et la tranquillité.
Il y a de chouettes jardins, où jouir du calme.

 

La région est réputée pour ses fleurs.

J'ai fait de belles photos d'orchidées, de libellules... 

Le vol des libellules est passionnant.

Je raconte une après-midi passée dans des jardins et au monastère d'Enchey dans "ENCHEY GOMPA (GANGTOK)".  

 

3

 

L'INSTITUT DE TIBÉTOLOGIE


 C'est le centre de recherches le plus célèbre en Inde pour l'étude du tibétain et du bouddhisme.

Depuis le centre ville, je descends à pied vers le sud.

La grande route traverse Deorali. Au téléphérique, une rue monte sur la gauche.

 

Petite visite dans un parc au nom surdimentionné : le Chogyal Palden Thondup Naingyal Memorial Park...

Inauguré en 2003 dans un sous-bois, c'est un endroit paisible et frais.  Un pavillon est décoré de peintures.

Je n'y croise qu'un jeune couple et la guichetière des lieux.

L'entrée est théoriquement payante. Mais elle semble s'ennuyer, rêver d'être ailleurs et s'absente volontiers de son poste.

 

En remontant, je trouve un accès par les bois jusqu'à l'institut de Tibétologie. J'aboutis derrière la bibliothèque, que je visite.
 Je retournerai y lire quelques heures.

Les gens viennent en jeeps ou en taxis, qui les déposent devant l'entrée principale. J'y descends pour acheter un ticket de visite. 

 

La grande salle expose des trésors : 
- une collection de statuettes de boddhisattvas, de Bouddha, du guru Rimpoche (Padmasambava), d'Avalokiteshvara, de Tara...
- des séries de tangkas (nom tibétain des mandalas, ces diagrammes peints, supports à la méditation). Une série résume la vie de Bouddha en douze tangkas.
- des rouleaux de manuscrits en plusieurs langues, des livres rectangulaires à la couverture en bois.

 

Un coup de fatigue me saisit.

Je n'arrive plus à apprécier ce que je vois. Une chaleur écrasante, le trajet sur une route poussiéreuse avec un sac lourd me pèsent.

Je m'assieds sur l'unique chaise de la salle pour récupérer et écrire.

 

On trouve aussi des objets utilisés par les lamas dans leurs rituels :

Le foudre (vajra), la cloche et le damaru (petit tambour léger).

Ainsi que des ossements humains : tibias, crânes coupés en deux... pour rappeler l'impermanence de la condition humaine...

 

En ce début d'après-midi, la foule me gêne.

Enfants braillards, mères égarées, pères autoritaires... Et le ballet des portables, des appareils photo...

Déjeunons dans une cafétéria, près de l'entrée de l'institut. 

Plus haut, je continue vers un monastère bouddhiste.

  

4

 

MONASTÈRE ET CHORTEN DO-DRUL

 

J'arrive au monastère à un moment favorable. Les gens mangent encore. Moines et moinillons vont et viennent autour du grand stupa.

Une centaine de moulins à prières entourent l'enclos.

Les bâtiments de la grande cour sont des logements, une salle d'étude avec bibliothèque, une grande salle de réception.

Je m'assieds dans le fond et laisse passer le temps.

 

Mais les visiteurs arrivent par vagues, font tourner les tambours à prières, s'interpellent...

Que pensent les moines de cet afflux bruyant ?

S'ils souhaitent la paix pour prier, méditer, c'est raté...

 

Dans la salle des lampes, des moines s'activent.

La flambée de centaines de lampes dégage une grande énergie.

Cela attire tous les photographes de passage.

 

Au centre du stupa, un moine s'occupe des fleurs du jardin.

Les visiteurs font tourner les tambours, caressent un chat, se photographient et repartent par où ils sont venus.

En quittant la cour principale, je contourne le monastère  par un chemin de traverse. Près des bois, il mène à d'autres bâtiments, surtout des logements d'hommes et de femmes. Les moines y sont tranquilles.

 

Voilà pour le moment.
 Les coupures de courant se multiplient. Alors les cyberboutiques se vident. Et je trouve à m'occuper loin des ordinateurs.

 

Lionel Bonhouvrier.



Lien permanent
Publié à 08:44, le 11/06/2011 dans F2. LETTRE de GANGTOK, Gangtok
Mots clefs :